Quand les aveugles voient

Quand les aveugles voient

La vision artificielle ne relève plus du domaine de la science-fiction.

Un premier prototype équipe désormais

un aveugle – un Américain de 67 ans.

Un second prototype, plus esthétique,

POurrait également voir le jour.

Il es~ pour le moment, encore à l’étude

Quand l’œil ne voit plus, que ce soit à la suite d’un accident ou

à cause d’un désordre génétique. la médecine ne peut plus rien. En revanche, l’électronique peut, à défaut de rendre

une vue normale, faire en sorte que le patient puisse reconnaître la forme grossière des objets. C’est en tout cas ce que permet de réaliser un appareil déjà développé a1.L »< Etats-Unis.

La nouvelle est tombée le 19 janvier dernier dans le ASA/O Journal (publication américaine spécialisée dans les organes artificiels) relayé peu après par deux revues britanniques de référence, Nature et The Lancet, et l’ensemble des journaux et des télévisions du monde entier. Ce jour­là, les instituts Dobelle, de Zurich, et du Columbia Presbyterian Medical Center,

correspondent à l’objet situé dan~ le champ visuel. Ces données sont ensuite converties en impulsions électriques par un mini calculateur auxiliaire, puis transmises à un ensemble de 68 électrodes en platine de 1 millimètre de diamètre, implantées à la surface du cortex visuel du cerveau du patient. Chaque électrode reçoit un train de six impulsions de une milliseconde chacune, à la cadence de 30 hertz, lesquelles engendrent à leur tour un à quatre points lumineux ou phosphènes, qui donnent au patient la sensation de voir des étoiles dans le ciel. La disposition de ces taches lumineuses sont comparables au pièces d’un puzzle, comme si la forme perçue par le patient avait été découpée

de New York, annonçaient avoir mis au point un « œil » artificiel ca­pable de rendre un semblant de vue à des aveugles de naissance.

 

L’appareil est constitué d’une ca­méra vidéo et d’un télémètre à ul­trasons, les deux systèmes étant fixés sur des lunettes de soleil re­liées à un ordinateur attaché à la ceinture du patient et alimenté par

batterie. Après avoir traité les informa­tions fournies par la caméra vidéo et le télémètre, l’ordinateur les simplifie à l’aide de plusieurs logiciels pour n’en re­tenir que les données utiles, celles qui cor-en petits morceaux. Cependant, par un entraînement poussé, le patient parvient à remettre rapidement les morceaux dans l’ordre et à reconstituer la forme de l’ob­jet qui se trouve dans son champ visuel. La plus grosse difficulté à résoudre fut, se­lon les chercheurs, de relier au cerveau le fil de l’ordinateur, sans entraîner ni in­confort ni infection.

DES ÉLECTRODES PLUS NOMBREUSES

 

Le premier patient à tester cet appareil est un Américain de ’62 ans prénommé Jerry, devenu aveugle à la suite d’un traumatisme crânien. Il parvient aujourd’hui à lire des lettres d’une hauteur de 5 centimètres situées à une distance de 1,50 mètre Il est également à même » d~ distinguer une porte Ouverte d’une porte fermée. Cependant , son champ de vision reste étroit – 69 degrés environ. Les chercheurs espèrent l’améliorer en augmentant le nombre des électrodes. Ils pensent parvenir dans un premier temps a 256 et a 512 dans un second la chose est possible .des essais sur des cadavre on démontre qu’il  y avait assez de place pour le mettre toutes .il envisageant aussi d’amélioré la qualité des image qui ne serait plus en pièce tachetée mais apparaître sous forme d’ombrée chinoise avec des contours bien définit  , cet appareil pourrait être commercialiser dés l’année prochaine .

Une puce dans l’œil 

Quant au second prototype, il est développe  par/une équipe américaine de l’uni­versité Johns Hopkins, à Baltimore (Ma­,,-land), dirigée par le Dr Mark Humayan. Comme dans le Premier appareil, il s’agit d’un système électronique capable de capter les images du monde ex-trieur et de les transmettre au cerveau. Le système comprend une caméra vidéo numérique miniature montée sur une paire de lunettes, mais il est, cette fois, relié à une puce électronique implantée chirurgicalement dans l’œil, au niveau de la rétine. La caméra transmet les images à la puce, qui, à son tour, les communique aUX aires visuelles du cerveau, via le nerf optique.

Cet appareil fut développé après qu’un essai préliminaire – effectué chez un aveugle de naissance, Harold Churchey-, fut couronné de succès. L’expérience consista à implanter dans la rétine de l’un de ses yeux un tapis d’électrodes, elle ­mêmes reliées à un microprocesseur externe. Celui-ci envoyait des impulsions électriques aux électrodes qui dessinaient une forme bien définie, Par exemple, les électrodes placées sur une ligne verticale

forment la lettre I , celles placées sur une ligne verticale et deux lignes horizontales dessinent la lettre F. Tout se passe comme sur les diodes électroluminescentes des panneaux publicitaires. Lorsque Ha­rold Churchey vit se découper dans son champ visuel la lettre H de couleur jaunâtre et de la taille d’un clou de girofle, il crut à un miracle. L’expérience démontrait que les neurones du nerf optique pouvaient répondre à des excitations électriques venues du dehors.

Cet appareil est à un stade de développe-

ment moins avancé que le premier. A ce jour, il n’est pas capable de transmettre aUX aires visuelles du cerveau la forme des objets du monde extérieur. Les seules images que le cerveau puisse recevoir sont des images artificiellement fabriquées par stimulation d’électrodes. La faute en in­combe peut-être au temps. Il n’y a que dix ans que les chercheurs de l’univ ersité Johns Hopkins se sont attelés au projet, alors que ceux de Dobelle Y travaillent

 

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